Une start-up de l’e-santé pour améliorer la santé des patients

Céline Féron, EDHEC 2012, a co-fondé Apo Tech Care après dix ans de salariat. Elle nous partage son expérience de l’idée à la concrétisation et nous parle de son saut du salariat à l’entrepreneuriat.

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Written on 01 juil 2021.


 

Pourriez-vous nous présenter Apo Tech Care ?

Apo Tech Care est une entreprise du secteur de l’e-santé qui vise à résoudre l’équation de suivi et du traitement des maladies chroniques, via l’alignement des planètes digitale, data et humaine.

Aujourd’hui, la donnée qui permettrait de mieux comprendre l’évolution de la pathologie pour un patient et donc de mieux le soigner, est rarement collectée, analysée et partagée entre le patient, le médecin et la recherche, ce qui entraîne un statu quo. Le médecin n’a que peu d’informations à sa disposition pour orienter ses choix thérapeutiques. Les patients subissent l’impact de leur pathologie au long cours et ne constate pas d’amélioration et les traitements innovants tardent à devenir accessibles aux patients par manque de preuve de leur efficacité et sécurité en vie réelle.
Pour répondre à cette équation, nous avons créé:Apo, l’application patient pour l’aider à prendre le contrôle de sa maladie chronique, Tech, une plate-forme de machine learning qui analyse les données anonymisées agrégées par Apo, pour livrer des études à forte valeur ajoutées pour la pratique et la recherche médicale et, Care, un accompagnement personnalisé du patient, qui s’adapte à l’évolution de sa pathologie, notamment lors des moments critiques, comme les changements de traitement.

Aujourd’hui, Apo Tech Care s’attaque à la migraine, maladie neurologique chronique, qui touche plus de 10 M de Français, cause la perte de 20 M de journées de travail en France chaque année et qui coûte 3 Mds € à la sécurité sociale si l’on ne considère que les coûts directs.

 

Comment est née l’idée d’Apo Tech Care?

Je suis migraineuse depuis mes 18 ans, l’idée est donc venue d’une expérience personnelle : avant Apo, j’éprouvais des difficultés à donner les bonnes informations au médecin lors des consultations tous les six mois. Après discussion avec mon neurologue, et beaucoup d’interviews utilisateurs (patients et médecins), nous avons lancé la conception et le développement de l’application patient Apo Migraine qui est la première brique du service Apo Tech Care.

 

Comment s’est passée le saut du salariat à l’entrepreneuriat ? 

Il a été très progressif. Nous avons d’abord développé notre projet le soir et les week-ends. Nous avions des obligations de revenus et ne pouvions pas nous lancer comme ça et retourner vivre chez nos parents ! Nous avons basculé à temps plein lorsque nous avons constaté que la première brique de notre service, à savoir l’application patient, était plébiscitée par les patients et les médecins. Le sujet nous passionne, il a du sens et est plein d’impact. C’est ce que nous voulions pour notre évolution de carrière. Au quotidien, c’est moins confortable qu’un CDI mais beaucoup plus excitant. Le quotidien d’un entrepreneur est comme des montagnes russes !

 

Vous avez quitté l’EDHEC en 2012. Comment l’école vous accompagne-t-elle aujourd’hui ?

Beaucoup puisque nous avons rejoint l’incubateur EDHEC de la Station F en septembre 2020 et que nous bénéficions des conseils d’experts financiers, juridiques, comptables… et aussi, du réseau des Alumni.

 

Quelle est la réussite dont vous êtes la plus fière ?  

Ce qui me rend fière au quotidien, ce sont les retours positifs des patients et des médecins. C’est très motivant. Mon associé et moi sommes des experts de la transformation numérique et nous sommes heureux de mettre ces compétences au service des patients, de la pratique et de la recherche médicale. Nous apportons notre pierre à l’édifice en quelque sorte. 

 

Votre meilleur souvenir de l’EDHEC ?

Il y en a beaucoup. Mais les meilleurs sont liés aux départs à l’étranger. Je suis partie au Canada et au Japon. Au sortir de la classe prépa', ces expériences internationales m’ont beaucoup aidée à grandir.  

 

3 mots pour résumer votre expérience EDHEC.

Rencontres. Découverte. Travail d’équipe.

 

Un conseil aux étudiants qui veulent entreprendre ? 

Ne pas hésiter à se lancer, on n’est jamais vraiment prêts. Il y a toujours des aléas. C’est un marathon plus qu’une course de rapidité. Il ne faut pas hésiter à solliciter le réseau EDHEC. Et surtout, continuer de se former en ligne ou à l’EDHEC.

 

 

 

 

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