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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la directrice de la Grande École EDHEC !

La très francophile Américaine, Michelle Sisto, directrice de la Grande École EDHEC depuis 2017 répond à nos questions.

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Written on 02 avr 2020.


 

Quelle étudiante étiez-vous ?

J’ai été animée par le goût d’apprendre dès le plus jeune âge. J’aimais l’école et étais une très bonne élève. Je pratiquais aussi des activités extrascolaires, m’impliquais dans la vie associative.

Je suis bien dans les écoles depuis mon plus jeune âge !

D’où vous est venu ce goût d’apprendre ? 

Mes parents étaient tous deux enseignants. Mon père était professeur de mathématiques en université. Ma mère enseignait le théâtre et l’anglais au lycée. La richesse de leur vie m’a sans nul doute inspirée.

Un professeur qui vous a inspiré ?

J’ai eu la chance d’avoir beaucoup de profs qui m’ont inspirée. Un de mes professeurs préférés était Tim Snyder. C’était mon professeur d’algorithmique et de combinatoires à Georgetown. J’avais cours avec lui le 9 novembre 1989, un jour après la chute du Mur de Berlin. Il nous a alors dit : « Aujourd’hui, nous ne ferons pas d’informatique, un événement historique est en train de se dérouler. Nous nous devons d’en parler et de réfléchir à ces conséquences. » Cette attitude m’a beaucoup touchée – car notre professeur nous rappelait que l’essentiel n’était pas seulement l’étude d’une matière ou un cours, mais le développement de notre niveau de réflexion.

Quelle était votre matière préférée ?

Depuis toujours les mathématiques et depuis l’université, l’informatique. Á l’université, j’ai suivi un double cursus en mathématiques et en computer science. J’adore les algorithmes et la programmation.

J’ai enseigné la programmation et les mathématiques. Et depuis une vingtaine d’années, j’enseigne les statistiques. Lorsque l’Université de Monaco m’a demandé d’enseigner les statistiques et l’analyse de données, j’avais d’abord refusé. J’en avais gardé un mauvais souvenir, car à l’université, les statistiques étudiées étaient essentiellement des statistiques mathématiques, nous ne travaillions pas les données. C’est en enseignant les statistiques aux étudiants en finance et en école de commerce que j’ai compris l’utilité et la richesse des statistiques pour résoudre les problèmes et faciliter la prise des meilleures décisions.

Pourquoi cette passion pour les statistiques ?

Les statistiques réunissent les mathématiques, l’informatique et la représentation graphique. Comme dans le storytelling, il est nécessaire de choisir les bonnes données et leur meilleure représentation graphique. Les statistiques s’appliquent à tous les domaines, qu’il s’agisse de gestion de portefeuilles, de marketing, pour connaître ses clients…  Cette transversalité m’intéresse énormément. On ne s’ennuie jamais !

Et votre passion pour la finance ?

Je donnais des cours de programmation et de statistiques à des étudiants en finance. Cela a piqué mon intérêt pour le domaine. J’ai pris quelques cours en ligne et je me suis découvert une vraie appétence pour le sujet. Dans le même temps, l’EDHEC a lancé son doctorat en finance et j’ai décidé de le tenter. C’était difficile. Je n’avais aucune base en finance donc il m’a fallu me former aux bases de la finance et de l’économie, mais mes connaissances en mathématiques et en informatique ont été clés dans ma réussite.

Quel est votre attachement à la France ?

Je suis arrivée en France en 1988 dans le cadre d’un échange universitaire entre mon université, Georgetown et la faculté des sciences de l’Université Nice Côte d’Azur. Cette expérience a favorisé une grande ouverture d’esprit. J’ai aussi mieux compris ce qu’était ma culture en tant qu’Américaine. Je suis tombée amoureuse de la Côte d’Azur et de la qualité de vie à la française ! Et enfin, j’ai rencontré mon mari, Italien. J’ai passé une année multiculturelle et multilinguistique ! J’ai appris le français et l’italien. Cela fait 32 ans maintenant que je vis entre la France et Monaco. Mes filles sont nées en France et ont suivi toute leur scolarité dans le système éducatif français. J’ai donc un fort attachement à la France tout en gardant un côté très américain et… italien.

Vous êtes directrice de la GE depuis 2017. Vous attendiez-vous à que ce poste vous soit proposé ?

Je ne m’y attendais pas et quand Emmanuel Metais me l’a proposé, je l’ai regardé et l’ai interrogé, étonnée : « Vous êtes sûr ? ». J’ai mis plusieurs semaines à lui donner une réponse définitive. Je n’étais pas certaine d’être crédible. Une femme américaine pouvait-elle devenir directrice d’une grande école française ? J’étais réticente. J’ai un accent, ne parle pas un français parfait, ne connaissais pas bien le système prépa. Emmanuel m’a rassurée en disant que l’EDHEC avait besoin d’un regard neuf, international, que j’apprendrai. Il m’a fait confiance. La courbe d’apprentissage a été assez raide mais je suis heureuse d’avoir relevé le défi !

Quelle est la journée type d’une directrice de grande école ?

Il n’y en a pas ! La journée d’une directrice de grande école se caractérise par la diversité des missions. Je peux faire des visites de prépa’, rencontrer des membres du conseil d’administration, faire des visites d’entreprises, me consacrer aux programmes, à leur approche pédagogique, au marketing, à l’édition, à l’observation des marchés, aux admissions… Je suis amenée à travailler avec une multitude de collaborateurs et d’interlocuteurs internes et externes. Cela demande un engagement très fort !  

Qu’est-ce qui vous inspire au quotidien ?

L’apprentissage, la formation des autres ainsi que leur épanouissement. J’adore voir les personnes apprendre de nouvelles choses, prendre confiance en eux et se dépasser. Ce sont les principales motivations au quotidien.

Quelle est la réalisation dont vous êtes la plus fière ?

Sans doute mes filles !

Et aussi, une expérience marquante. De 18 à 20 ans, j’ai géré une piscine municipale et entraîné une équipe locale de natation. J’avais instauré des « pep rally » au cours desquels les amis et les familles des nageuses pouvaient venir les encourager chaque vendredi soir avant une compétition. Vingt ans plus tard, j’ai croisé les parents d’une petite fille que j’avais entraînée quand elle avait six ans et ils m’ont raconté que cela lui avait changé la vie. Qu’introvertie, elle avait réussi à se tourner vers les autres avec cette équipe et était même devenue l’entraîneuse de l’équipe de natation 12 ans plus tard ! La tradition de « pep rally » perdure toujours aujourd’hui. J’en suis fière, car j’ai le sentiment d’avoir impacté des générations de jeunes.

Qu’il s’agisse d’étudiants, de sportifs ou de collaborateurs, je suis fière d’aider les gens à prendre davantage confiance en eux.

Que dit de vous votre équipe ?

Ils me disent très bosseuse, bienveillante, et que je suis… une data freak. Il me faut toujours des données pour comprendre et prendre mes décisions. 

Trois qualités qui vous sont reconnues ?

La bienveillance, la résilience et l’optimisme.

Qu’auriez-vous fait si vous n’aviez pas enseigné ?

Je ne sais pas. Quand je regarde tout mon parcours, avant d’être entraîneuse de l’équipe de natation, je donnais des cours de natation aux enfants et aux adultes. Á l’université, je travaillais dans un centre de soutien à l’apprentissage des mathématiques et de l’informatique. Depuis, je ne fais qu’enseigner. Je pense n’être faite que pour ça !

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