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Rencontre avec Valentin Grinner, étudiant en Pré-Master

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Written on 02 juin 2020.


 

Valentin Grinner

J’ai commencé un MOOC pour apprendre les bases du développement web

Valentin, 20 ans, est actuellement étudiant en Pré-Master à l’EDHEC. L’année prochaine, il souhaite intégrer la filière « Financial Economics » à Nice.

Quelle organisation avez-vous mis en place ?

A l’annonce des mesures de confinement, je suis rentré chez mes parents à Strasbourg. Chaque jour, j’essaie d’établir un planning et je liste tout ce que j’ai à faire. L’objectif est de garder un certain rythme de travail. Je consacre la matinée au fichage de cours, aux exercices transmis par les professeurs et aux sessions live qui sont programmées. C’est le moment de la journée où je me sens le plus efficace. L’après-midi, nous avons généralement moins de cours et je me concentre plutôt sur les travaux de groupe : nous échangeons par téléphone, Messenger, Discord, Zoom etc. Ces projets en équipe ont l’avantage de maintenir le lien, en nous permettant de rester en contact. En fin de journée, c’est détente : sport, jeux en ligne ou FaceTime avec mes amis…

Depuis le début du confinement, j’ai un peu plus de temps. Cela m’a donné envie de commencer une formation en « développement web ». J’ai trouvé un MOOC d’une quinzaine d’heures sur udemy. Je fais des sessions de 30 à 40 minutes le soir pour apprendre les bases du développement web.

Qu’est ce qui a changé avec la bascule des cours online ?

La prise en main des outils s’est faite facilement. Depuis le début de l’année, nous avions déjà des travaux ou des exercices à faire en ligne et certaines présentations étaient à lire online avant d’être travaillées en classe. Ce qui est vraiment nouveau, ce sont les cours en visioconférence à suivre en direct ! Toute la classe se rassemble sur Blackboard Collaborate. Les cours restent assez interactifs grâce au « chat » et aux différentes fonctionnalités. La difficulté est de maintenir son attention devant l’écran. Les cours passent plus vite lorsque les étudiants sont impliqués. Je pense notamment à l’un de mes électifs, « Excel avancé », pendant lequel nous avons des exercices à base de formules à réaliser en direct. Je préfère être actif pendant les cours.

Quelles sont vos astuces pour travailler plus efficacement à la maison ?

Récemment je me suis penché sur des techniques pour améliorer la concentration. J’ai trouvé quelques approches intéressantes, notamment la fameuse méthode « Pomodoro » (du nom du minuteur en forme de tomate), qui a été développée par Francesco Cirillo. C’est très simple ! L’idée est de séquencer le travail en sessions de 25 minutes très productives, entrecoupées par des pauses de 5 minutes pour libérer l’esprit, s’aérer, écouter de la musique… mais éviter le téléphone ! Cette méthode permettrait d’augmenter progressivement la capacité de travail et de mobiliser l’attention jusqu’à 45 minutes d’affilée. J’utilise l’application Plantie qui chronomètre les cycles et propose un système de « récompenses » pour être plus motivé. J’essaie de trouver des stimuli extérieurs pour rendre la concentration plus ludique !

Quels sont vos projets à l’issue du confinement ?

J’ai trouvé un stage au Crédit Agricole, dans la région Grand Est. L’objectif est de découvrir les métiers de la banque, comprendre l’offre de produits et de services financiers, assister les commerciaux, car plus tard je souhaiterais m’orienter dans le secteur bancaire. C’est un stage que j’avais sécurisé en janvier, j’espère qu’il pourra se dérouler comme prévu cet été.

Quel regard portez-vous sur la crise actuelle ?

Je ne pense pas que la société puisse sortir intacte de cette crise. Elle devra se reconstruire et se reconstruire différemment. Cette épidémie a ouvert les yeux sur la nécessité de relocaliser une partie de la production en France, notamment certains médicaments ou encore les masques dans le domaine de la santé. Au niveau professionnel, il me semble que la crise actuelle pourrait être un élément déclencheur en faveur de la généralisation du télétravail. C’est une pratique qui devient aujourd’hui inéluctable, même dans certains secteurs où elle n’était pas d’usage. D’un point de vue plus personnel, je dirais que cette crise permet de prendre du recul. Ne pas être autorisé à voir ses grands-parents, ses proches, ce n’est pas anodin. C’est quelque chose qui me touche, et je crois, touche tout le monde.

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