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La filière Business Law & Management, une opportunité de suivre un double diplôme dès le Pré-Master

Written on 09 juin 2022.


 

Pedro-Alejandro Hejoaka a intégré le Programme Grande École. Il a choisi la filière Business Law & Management. Pedro-Alejandro ambitionne de devenir avocat en droit pénal des affaires. Retour sur son parcours.

 

Quel parcours avez-vous suivi avant d’intégrer la filière Business Law & Management (BLM) ?

Après un Bac ES, j’ai suivi une CPGE littéraire (Hypokhâgne et Khâgne) au Lycée Henri-IV à Paris, en spécialité Philosophie, avant d’intégrer le Programme Grande École de l’EDHEC et, plus particulièrement, la filière Business Law & Management.

 

Pourquoi cette filière ?

Je souhaitais avoir un profil généraliste, à l’aise aussi bien avec les chiffres et les concepts de management et de stratégie d’entreprise qu’avec la réglementation et les lois applicables à l’entreprise.

L’idée était d’avoir une vision d’ensemble du fonctionnement de l’entreprise pour ainsi développer des compétences transversales.

Je n’avais jamais fait de droit auparavant et n’avait nullement pour ambition, initialement, de m’orienter vers les métiers du droit et, a fortiori, vers l’avocature.

C’est au fil du parcours et, notamment, par le biais de mes stages que ma vocation s’est matérialisée.

 

Où avez-vous effectué vos stages ?

Ces stages ont tous eu lieu au sein de cabinets d’avocats.

J’ai eu la chance de réaliser mon premier stage, en fin de Pré-Master (Licence 3) au sein du cabinet Lombard Baratelli & Associés (désormais Lombard Baratelli Astolfe & Associés) où j’ai pu appréhender la pratique du contentieux pénal et pénal des affaires, réaliser mes premières recherches juridiques et rédiger mes premières écritures, ce qui m’a donné goût pour la matière et pour la profession.

J’ai ensuite eu l’honneur, dans le cadre de ma première partie de césure, de travailler au sein du cabinet Veil Jourde, dans l’équipe de Me Jean Veil, et sous la supervision de Me Gaspard Lundwall, en contentieux pénal des affaires, où j’ai été formé à la rédaction d’écritures et à l’élaboration de stratégies judiciaires. L’accent était placé sur la rigueur de la rédaction et sur la finesse du raisonnement.

J’ai également eu le privilège, dans le cadre de ma seconde partie de césure, de travailler au sein du cabinet Clifford Chance LLP, dans l’équipe de Mes Thomas Baudesson et Charles-Henri Boeringer, où j’ai pu découvrir en profondeur les problématiques liées à la Compliance et au droit pénal des affaires dans un contexte international. J’ai ainsi pu travailler sur des points de droit très spécifiques et les approfondir par le biais de recherches détaillées. Ce fut pour moi l’occasion d’être formé à la réalisation de recherches juridiques exhaustives et pointues. J’ai aussi dû apprendre à retranscrire des problématiques de droit français en anglais, pour une clientèle étrangère.  

J’ai enfin eu la chance de retourner au sein du cabinet Lombard Baratelli Astolfe & associés dans le cadre d’un stage de fin de Master 2 où j’ai pu mettre à profit les compétences précédemment acquises lors de mes expériences de stage.

 

Quelles étaient vos missions ?

Dans l’ensemble, les missions d’un stagiaire juridique en cabinet d’avocats sont assez communes.

Il s’agit d’abord de recherches juridiques, que ce soit sur le fond du droit ou sur la procédure mais aussi d’analyse des dossiers (notamment d’instruction) en vue d’en établir une synthèse.

Il s’agit ensuite, en fonction des capacités du stagiaire, de rédaction d’écritures, ce qui va de la rédaction d’un courrier au client, à un magistrat, à une partie adverse à la rédaction d’assignations ou de conclusions. J’ai par ailleurs pu assister à des rendez-vous client et assister les avocats lors d’audiences, au tribunal judiciaire, au tribunal de commerce et même en cour d’assises.

Enfin, il y a évidemment du travail plus pratique, s’agissant de la préparation de dossiers plaidoiries (tri des documents, impression et reliure), de classement de dossiers...

 

Quels sont selon vous les atouts de la filière Business Law & Management ?

Les atouts de la filière BLM sont de plusieurs ordres. Ils sont d’abord d’ordre pratique en ceci que l’on peut intégrer la filière dès l’année de Pré-Master sans y avoir postulé au préalable. J’ai véritablement songé à rejoindre cette filière une fois admis au PGE de l’EDHEC et c’était pour moi la chance d’entrer directement en 3e année de licence de droit ce qui, du point de vue de la durée totale des études, est un avantage non négligeable. Tout est mis en œuvre pour que le double cursus entre l’EDHEC et l’Université Catholique de Lille soit le plus fluide possible et permette aux étudiants de jongler entre les deux.

Ils sont ensuite d’ordre intellectuel en ceci que l’on appréhende aussi bien les notions comptables et les concepts financiers que les règles juridiques de constitution et de gestion d’une société. On développe alors une analyse polyvalente nous permettant de saisir toutes les implications d’une opération pour une entreprise, tant du point de vue du manager que de celui du juriste. Après tout, pour faire du droit des affaires, il faut d’abord saisir l’essence de ces affaires.

Ils sont enfin d’ordre financier en ceci qu’il n’y a aucun coût supplémentaire pour l’étudiant qui souhaite intégrer la filière BLM. Ce coût se matérialise aussi par le gain de temps d’études qu’un tel double cursus permet, au lieu d’avoir à prolonger des études en master de droit après le PGE.

 

Vous êtes en dernière année du programme. Quelles sont vos aspirations professionnelles ?

La prochaine étape pour moi est de réussir l’examen du CRFPA afin d’intégrer l’EFB l’année en janvier 2023, dans l’optique de devenir avocat.

Dans l’immédiat, je commence les révisions en vue de l’examen et suivrai cet été une prépa’ intensive à la Sorbonne afin d’éprouver mes raisonnements et de consolider mes connaissances.

Dans la continuité de mes stages, j’ambitionne de devenir avocat en droit pénal des affaires, avec un accent sur la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent que sur les sanctions internationales.

À terme, il se peut que je me laisse tenter par un passage en Direction juridique, sur ces mêmes problématiques, au sein d’un groupe du CAC40 ou d’une grande banque.

 

Votre expérience de la BLM en 3 mots.

Construction de soi.

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