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De la Grande École au lancement de sa TPE

Adrien Deslous-Paoli, EDHEC-2014 a créé son entreprise pendant son cursus au sein du programme Grande École de l’EDHEC. Il nous raconte son parcours depuis sa sortie de l’école.

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4e Grande Ecole en France !

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Written on 27 oct 2020.


 

Pourriez-vous présenter de Rigueur ?

Nous sommes un groupe spécialisé dans l'accélération de l'innovation au service des grandes marques des secteurs mode et luxe. Nous avons deux filiales l'une qui s'appelle .Tech, un bureau d’innovation produits sur l'intégration de systèmes électroniques embarqués dans un univers de produits non lavables pour créer de la valeur ajoutée. Nous avons ainsi pu travailler sur des systèmes de biométrie embarquée pour de la sécurité et créer des sacs à main inviolables pour le groupe LVMH, des combinaisons de ski chauffantes pour la marque Fusalp… Ces technologies et fonctionnalités intégrées dans le produit permettent de créer plus de valeur d'usage dans un produit de mode ou de luxe.

C’est comme si ces marques externalisaient leur R&D ?

Exactement. Nous allons de l’idée jusqu’à la mise en marché : du développement de produit, de systèmes embarqués que nous allons ensuite venir les plugger dans leurs usines d'assemblage produit. Nous ne remplaçons pas la partie textile ou cuir, nos partenaires gèrent la production industrielle jusqu’à l'intégration et la certification du produit. La plupart des entreprises de textile emploient des ingénieurs matière mais n’ont pas de connaissance ni de culture spécifique à l’électronique embarquée. Quand vous faites se rencontrer des ingénieurs électroniques et des créatifs, ils ont des difficultés à se comprendre, ils ne parlent pas du tout le même langage. Nous faisons le lien entre les deux.  

Il existe une filière .Green, de quoi s’agit-il ?

C’est notre seconde filiale. Il s’agit d’un cabinet d'accélération en innovation durable. Nous réalisons du conseil et de l'accompagnement de projets sur tout ce qui touche à la transformation de la supply chain des grandes marques pour réduire leur impact environnemental ou faire des économies sur de la gestion ou de perte de ressources. Ici, on peut travailler sur du lavable, avec des marques de prêt-à-porter, contrairement à ce qui touche à l’électronique embarquée.

Vous avez créé de Rigueur pendant vos études ?

Oui en dernière année du programme Grande École au sein du MSc in Entrepreneurship & Innovation. C'était mon projet de fin d'études. Initialement, ça a commencé comme une marque de maroquinerie. On l’a fait évoluer vers de l'intégration d’électronique en marque propre jusqu’en 2016. Après le CES de Las Vegas où nous avons remporté un CES Innovation Award, nous avons été contactés par pas mal de marques comme Lancel et Jérôme Dreyfuss. C’est alors que nous avons commencé notre histoire en B to B. Début 2017, nous avons complètement arrêté la marque en B to C et passons en B to B.

L’école vous a-t-elle accompagné dans le lancement du projet ?

Nous avons été accompagnés par Jean-Michel Ledru au sein de l’incubateur EDHEC au début du projet puis nous sommes allés nous installer à Lyon. En 2018, nous avons été incubés à la Station F. C’est aussi à cette période que j’ai commencé à intervenir dans l'école consultant.

Pourquoi ce secteur d'activité ?

Tout a commencé avec le baise en ville de mon arrière-grand-père que j’avais retrouvé dans le grenier chez ma grand-mère à Belley dans l’Ain. C'est à cause de ce sac que je suis tombé amoureux de la maroquinerie. En dernière année de l’EDHEC, je passais mon temps libre en formation chez une maroquinière à Saint-Amand-les-Eaux ce qui m'a permis de développer un savoir-faire maroquinier avec une capacité à comprendre la main d’un cuir, son montage, sa finition… C’est ainsi que je suis partie dans cette direction. 

Je suis parti à Shenzhen où nous avons ouvert un bureau d’études. J'ai une soif d'apprentissage assez forte et l'électronique est devenue pour moi une passion. 

Combien y-a-t-il de salariés dans le groupe aujourd’hui ?

Nous sommes une TPE avec une dizaine de salariés, 8 travaillent pour .Tech, 2 pour .Green.

Quelle est la réussite dont vous êtes le plus fier ?

Je dirai notre très beau partenariat avec Lacoste. C'est une cliente fidèle ce qui signifie que nous avons une capacité à répondre à des enjeux technologiques complexes. Aujourd’hui, nous sommes sur la réalisation d’un 4e projet avec cette marque.

Quel est votre meilleur souvenir de l'EDHEC ?

J’ai tellement de souvenirs de l’EDHEC, mais je citerai la création du CIA-Concours Inter Asso alors que j’étais président de Total EDHEC Entreprendre. Nous avons créé ce concours car nous nous sommes rendus compte qu'il n'y avait aucun concours en interne à l’EDHEC pour soutenir et valoriser la création de nouveaux projets. Le succès de ce projet nous a totalement dépassés !

Vous étiez engagé dans Total EDHEC Entreprendre. Dès votre entrée à l’école, vous saviez que vous vouliez entreprendre ?

Oui, depuis 2008. C’est d’ailleurs un sujet qui a convaincu Bruno Mayer lors des épreuves orales. Mais je crois que personne ne me croyait vraiment. Quatre ans plus tard, je l’ai fait.

Votre expérience de l'EDHEC en 3 mots ?

Une aventure de vie extraordinaire.

Un conseil aux étudiants qui voudraient entreprendre ?

Ils ne doivent pas hésiter à se tourner vers l’équipe Entrepreneuriat de l’EDHEC à Lille ou à Station F pour commencer à se faire challenger sur le projet. La formation de l’EDHEC est assez structurante. Cela nous permet de trouver des solutions quelle que soit la situation et de se faire confiance même si sur la partie technique, nous ne sommes pas forcément armés au début, mais nous avons les soft skills qui nous permettent de trouver des solutions. Trouver un CDI est aussi compliqué que de créer sa boîte alors je dirai aux étudiants : faites-vous confiance et allez-y !

 

 

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